Le ciel est innondé de lumière, l'odeur du vent chaud me ramène à des printemps lointains mais éternels...le silence règne. Je contemple la vie. Les mystères de l'existence. Assise à ce ce balcon où les souvenirs sont suspendus un peu partout, je regarde la vie. Ma rue est infinie.
Une nuit.
Tu es là, en face de moi...ton visage est magnifique, la lumière de la lampadaire projette sur ton corps des reflets de couleur insaisissables, tes yeux brillent, je les confondrais presque avec les étoiles qui éclairent la nuit d'été...toute mon âme est frisson tandis que je te contemple en silence, comme à chaque fois. J'ai la certitude que nous nous trouvons au centre de l'univers à cet instant précis, personne d'autre ne le sait mais des millions d'astres gravitent autour de nous, le vois-tu toi aussi ?
Puis il y a des larmes.
Et l'amour.
Une nuit.
Tu es allongé sur mon lit, je viens de revenir...tu es tellement beau. Le soleil a colorié ta peau, tu me souris doucement, tu m'appelles à toi, j'allume une bougie et des lumières de toutes les couleurs, j'ai envie de danser. L'air est délicieusement chaud mais j'ai les mains qui tremblent, je suis un fumnambul. Cette nuit-là est intemporelle, on rit ensemble, c'est une mélodie effroyablement belle...quelques mots s'écoulent de tes lèvres, quelques larmes que tu embrasses si doucement. L'amour.
Une nuit.
La musique semble venir de mon coeur, je baisse la lumière avant de m'étendre au creux de toi, là où mon corps se sent enfin exister. Des ombres se projettent sur les murs, cet instant est éternel. Je ressens une émotion si profonde que j'ai peur de m'y perdre, de m'y engouffrer à jamais, tu me parles de notre rencontre, je ris légèrement, et chuchote :
"_ C'est si intense que j'ai l'impression que je vais mourir."
J'entends mon coeur exploser en moi et éparpiller des poussières de toi partout autour de nous, la vie brille d'un éclat inhabituel, cet instant est éternel.
Je ne peux plus respirer.
Je ne peux seulement te regarder, tes yeux ressemblent au ciel. Quelque chose qui relève de l'indescriptible sans doute car l'écriture devient silencieuse devant cette incandescence...parfois les merveilles sont insaisissables. L'amour.
Tu as 18 ans, le monde entier est imprégné de ta beauté. La vie s'étend à portée de mains, viens, viens, j'ai envie de marcher jusqu'à demain, à l'aube de l'avenir c'est toi que je vois, ailleurs qu'ici, même à l'autre bout de la terre, enlacée à mon ombre, c'est la tienne que j'aperçois.
"Veux-tu être mon fiancé?"
C'est un instant éternel.
Une nuit.
20 Avril 2008.
Ta chambre est sombre, la lampe en forme de planète dessine des étoiles lumineuses partout dans la pièce, y compris sur nos peaux amoureuses, tu cherches l'étoile du berger...celle qui est là dés l'aube. Celle qui est mienne, celle de mon père. L'étoile de ma vie.
"_ Tu vois, c'est Vénus, juste là...c'est le bijou du ciel"
Regard interminable. C'est moi qui t'appelle, viens mon amour, viens. Ton corps recouvre le mien, et du bout de mes doigts, je fais tourner le monde, la petite lampe posée par terre, et les étoiles virevoltent.
3 ans.
J'ai l'impression que la vie est immortelle...
C'est une impression qui émane de tes yeux.
Photo : 20 Avril 2008 ... *


